29 janvier 2009

Les azteques et nous et nous et nous...

La seule civilisation capable de sacrifier des individus par milliers etaient les terribles azteques.
Bien sur les sacrifices ritualises, si ils s'accompagnaient de torrent de sang, etaient necessaires au bien etre et la survie de la communaute. Ils permettaient, selon les croyances de l'epoque, de s'assurer de gagner une guerre par exemple, ou de bonnes recoltes. Rien de cruel pourtant dans ces sacrifices collectifs, rien de personnel non plus.
La necessite sociale, la ritualisation permettaient de transcender chez les bourreaux l'inhumanite de leurs actes...

Voila, quelques siecles plus tard, sur la planete entiere, les rituels changent, mais les sacrifices humains pour gagner la bataille de l'economie, pour assurer de bons resultats et de bonnes recoltes se perpetuent.
Rien de personnel, rien de cruel, et pourtant des millions d'hommes et de femmes, se retrouvent du jour au lendemain sans ressources, exclus, condamnes a s'appauvrir, a voler pour survivre, a s'exiler pour être expulser .
Nos grands prêtres au service de LA BOURSE, deesse mysterieuse, devoreuse de capital et maitresse de l'economie , pensent que pour mieux la servir, pour mieux la faire s'envoler dans une extatique flambee de ses valeurs, il lui faut des sacrifices humains...

Et ca marche !

SAP par exemple, déclara licencier 3000 personnes le 28 janvier 2009... Au moment même ou cette déclaration fut faite, La BOURSE fit progresser son action de plus de 6%...


Posté par cocovena à 11:09 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Les azteques et nous et nous et nous...

    Et c'est pourquoi

    couper les couilles (de la Bourse) n'a jamais ete aussi vital, aussi indispensable. Nous reglerons par la meme occasion le probleme de la sur population... issue endemique dont personne ne semble se preoccuper aujourd'hui. Pourtant tout le monde sait, et depuis longtemps, ce qu'il advient des rats lorsque dans un meme espace non extensible on accroit leur nombre. Sur population massive egale massacre et desolation.
    Donc delions les bourses, coupons les couilles!

    Posté par DDG, 29 janvier 2009 à 14:34 | | Répondre
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